timbre freinet

 

Marie-Louise Chapron ( xxxx-2013), militante Freinet de Loire-Atlantique

Département

Lieu(x) d'exercice

La chapelle Glain, Batz sur mer, St Nazaire ( Waldeck Rousseau)

Notice

 Interview de Marie Louise Chapron dite Grizzly par Jean Le Gal et André Mathieu en 2006

 

Interview de Marie Louise CHAPRON dite »Grizzly » le 11 septembre 06 par André Mathieu et Jean Le Gal

 

Comment as-tu démarré ?

 

J’ai eu la chance de faire au collège le premier stage de moniteur de colo organisé par les CEMEA. En 46, pendant l’été nous avons encadré une colo à la Turmelière que venait d’acheter la FAL. La douche c’était un tuyau d’arrosage . Le directeur était M Pigeon et le soir on écoutait le directeur qui nous parlait de Freinet. Par la suite je suis venu faire un remplacement pendant cinq ans. Pour le congrès de Nantes en 57 il y avait des réunions à la Bourse du Travail. Gouzil en était le grand organisateur. Noulin était chargé de l’expo art enfantin et moi des enfants, sorte de colo. Je me souviens du défilé dans les rues de Nantes au son du biniou, c’était le défilé des militants (plus de mille personnes) au son du biniou mais il y avait aussi les enfants des coopératives scolaires.

Après le congrès on se sentait faire partie « d’une grande famille ». On continuait de se réunir à la bourse du travail rue Arsène Leloup.

Le début de la PF c’est Maurice Pigeon, il avait passé des examens sur la psycho de l’enfant.

 

En 1946 faites vous un noyau avec des réunions. ?

 

Nous savons par les archives qu’en 49 a été créé l’IDEM déclaré par Gouillard de l’école André Lhermite à Nantes. Il devait donc y avoir des réunions.

Oui il y avait des réunions mais on n’était pas nombreux. Il n’y avait pas de vraie vie de groupe départemental.

En 47 à 52 je suis remplaçante et je fais beaucoup de postes , J’ai fait ensuite cinq ans de 54 à 59 la Turmelière, c’est là que j’ai démarré car on baignait dans la Pédagogie Freinet. Là nous avions des réunions avec Berthier, Thual, Henri Ménard

Huguette Luce. Marcel Gouzil avait pris le relais de Maurice Pigeon.

A partir de 60 j’ai des souvenirs fort du groupe qui a pris sa véritable dimension affective il y avait une chaleur et une amitié extraordinaire avec tous les mois la réunion mensuelle Freinet dans la classe d’un copain. le matin discussion dans la classe ensuite un repas souvent bien arrosé. Un repas super on chantait accompagné souvent par un accordéoniste . on avait des cahiers de roulement avec un système de tutorat vers les plus jeunes par les plus anciens. Tous les ans il y avait un stage d’une semaine , stages régionaux bretons. En 61, 65 au Château d’Aux puis la Pinelais. Ces journées étaient extraordinaires parce qu’on en repartait gonflés . En plus il n’y avait pas qu’un engagement pédagogique , on avait pris parti contre la rocade du Pouliguen , une copine s’était fait arrêter et on était tous là à sa sortie. On s’engageait aussi dans la culture bio.

Après le Congrès de Nantes : le groupe avait organisé un voyage en Yougoslavie à la suite de contacts du congrès, et le groupe a du financer et parrainer une classe en yougoslavie.

 

Qui était allé en Yougoslavie 

 

????????

Chez Freinet j’ai découvert le tâtonnement expérimental alors que j’étais habituée aux CEMEA à des principes plus directifs. je trouve que c’était une ouverture qui permettait de ne pas imposer une démarche stricte.

 

Dans l’organisation de la vie du groupe y avait il des différences avec les CEMEA ?

 

Sur le comportement non, mais il y avait une règle à suivre . Les CEMEA c’était la pédagogie nouvelle , la PF ouvrait des perspectives plus libératrices. Il y a eu par la suite des dérives car on peut aussi abrutir avec des fichiers.

 

Comment as-tu démarré au point zéro ?

 

A la Turmelière car c’était un endroit idéal, on avait une liberté d’emploi du temps qui facilitait les choses. Dans les classes normales j’ai essayé de concilier les obligations d’une classe de fin d’études et la PF.

C’est à partir de 61 que j’ai organisé des réunions avec thèmes.

Quand on vit dans la marginalité pour exister et résister il faut partager avec d’autres rêves et combats.

 

C’est quoi une classe Freinet ?

 

C’est une classe différente. J’ai eu une classe normale qu’à Batz avec une fin d’études pour le reste j’avais des classes spéciales avec des structures plus libres.

 

Ton journal scolaire ?

 

J’avais un journal « le petit mousse » mais je n’en ai pas gardé.

 

Quelle était l’importance du groupe ?

 

Les réunions regroupaient une vingtaine de personnes vers les années 60 Il y en aura plus ensuite.

 

Des grands conflits ?

 

Je me souviens d’une réunion chez Pierre c’était l’époque ou au centre de formation CAEI j’ai eu l’impression que nous étions envahis par des collègues de l’école des « curés » J’avais demandé qu’on fasse une réunion avec Daniel le Blay, et les Vinces qui étaient aux paroisses universitaires et qui étaient des gens qui entraient dans l’enseignement public avec une idéologie chrétienne. Ca posait problème car nous étions un mouvement pédagogique qui ne voulait pas être sous la coupe de ces responsables. L’explication a échoué.

Affrontement avec les sympathisants communistes : après mai 68, on a pris position pour le soutien aux étudiants, nous avons distribué le texte , les copains communistes sont partis( trois ou quatre).

Je suis partie du GD mais j’ai milité ailleurs : écologie en particulier. J’ai considéré que puisque je n’avais plus de classe je n’avais plus rien à faire dans un mouvement pédagogique.

 

 

 

 

 

 

Liste des responsables départementaux

Maurice Pigeon

Marcel Gouzil

Paul Gouillard déclare le GD à la préfecture en mars 49

Marcel Gouzil Congrès 1957 à Nantes

Henri Ménard

Jean Le Gal 61-64

Pierre Yvin 64-68

André Mathieu 68 -72

Pierrette Raimbaud

Armand Tosser

Daniel Le Blay 1978 Congrès de Nantes

Marie Guillet

Jean Paul Boyer

François Le Menahèze

Patrice Jounaud

Chantal Balthazard

 

 

Les anciens militants dont on se souvient : on n’a pas retenu ceux ou celles qui ont traversé le groupe sans y rester

Michèle Boursier, Micheline Bercegeay, André Bernard, Louis Le Bail, Henriette Chagnon, Liliane Beillevaire, Fraud, , Mme Sorin, Melle Evain, Yannick et Ferdi Vince Janine Vince,Nadine Bouyer, Mauricette et René Jean, Bernard Brie, Henriette Chagnon, Rolande Chevalier, Georges et Janine David, Francine et Marcel Gouzil, Gisèle et Jean Le Gal, Josette et Yannick Loukiannof, André Mathieu et Nadine, Monique Salaun,Eliane Rivalland, Colette et Yves Roul, Madeleine Trouillard, Marie Helene Turban,Alexandre et Renée Turpin, Pierre Yvin, Huguette et Henri Menard, Roger Noulin, Denise Peponnet, Colette et Le Roch, Mlle Poullaouec, Josette Girard, Pierre Lemoine, Marie Louise Chapron, Rémi Jaglin, Josette Pérouze, Pierre et Françoise Tascon, Hervé Kroguennec, Alain et Maryvonne Mahé, Germain et Renée Raoux, Robert Brenan, Yvette Brunon, Mireille Gabaret, Martine Guillouet, Martine et Jean Le Lan, Anne Marie Quimerch, Robert Desmas, Jean Graignic, Albert le Moal ,Hervé Normand, Annette et Philippe Michaud, Raimbaud,