timbre freinet

 

Fournès Gilbert (1923-xxxx) et Ginette (1924-2012) militants Freinet du Tarn

Département

Lieu(x) d'exercice

Pont de l'Arn ( St Baudille)

Notice

  •  Lo Tirondel:: journal scolaire archivé au MUNAE (1 exemplaire) gérant G Fournès
  • L'école de Saint Baudille porte leurs deux noms
  • Article du journal municipal Le Communal n° 35 de juin 2012 ( voir pdf)
  • Article  "Ginette Fournès s'en est allée" sur le site de la MJC lors du décès de Ginette Fournès

    Ginette FOURNES s’en est allée

     

    « La danseuse sur un fil » comme l’avait nommée une ancienne élève, Sylvie DORANCE, dans un ouvrage qui lui était consacré, s’en est allée rejoindre Gilbert, son époux et sûrement Célestin FREINET, son modèle pédagogique…

    Ginette fut nommée à St Baudille en 1956, militante d’une école résolument moderne, elle met en place un enseignement fondé sur les travaux du pédagogue FREINET qu’elle avait connu personnellement avec son conjoint Gilbert.

    L’école de St Baudille devient alors un laboratoire où les enfants devenaient les acteurs de l’enseignement.

    S’appuyant sur un esprit et des techniques pédagogiques innovantes : la correspondance, l’imprimerie, les textes libres et l’enseignement artistique, ils promouvaient une conception ouverte de l’école, ouverte sur la vie des enfants, la vie extérieure, la vie tout court. Qu’un élève trouve un animal, une plante ou un champignon, la trouvaille devenait le lendemain un objet d’étude, le prétexte à l’approfondissement du savoir dans toutes les directions possibles.

    L’école devint lauréate de tous les concours proposés par l’éducation nationale avec comme point d’orgue le premier prix de la fondation Dina Gray en 1972 qui permit aux petits écoliers de l’époque de passer une dizaine de jours aux USA.

    Le temps scolaire se confondait avec le temps de la vie, l’école devait être transversale et jeter des ponts au-dessus de toutes les rives aussi éloignées soient elles.

    Ginette créa la MJC de St Baudille, aujourd’hui si vivante s’appuyant en particulier à ses débuts sur le cross-country, le football à 7 et le volleyball. Sur son impulsion, le hameau concentre les énergies, les bonnes volontés quelquefois les résistances mais les choses avancent.

    En 1966, c’est la renaissance de la fête locale, véritable institution. 50 après : projet collectif et humain qui se transmet de génération en génération. Toute une vie au service d’un village, d’une école sans déclaration fracassante, des réussites au jour le jour, des doutes souvent surmontés, un engagement complet y compris les dimanches après-midi avec le cinéma éducateur et les choux à la crème à l’entracte.

    L’école de St Baudille porte les noms de Ginette et Gilbert FOURNES témoignant à jamais de leur mémoire et de leur œuvre.

    Merci Ginette, merci « Madame » comme l’appelait respectueusement ses élèves et repose en paix.

     

    Christian CARAYOL, Maire de PONT DE LARN

     

    Références :     La danseuse sur un fil de Sylvia Dorance

                            Article le Communal janvier 2012 – Christophe Chabbert

     

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