2èmes journées de l'école Benaiges ( 20 et 21 mai 2017)

Hace tiempo que quería enviaros fotos y textos de las II Jornadas de la escuela Benaiges de Bañuelos de Bureba, que se celebraron el 20 y el 21 de mayo. En estos dos días hemos recordado al maestro Benaiges, hemos debatido sobre el futuro de nuestra pedagogía

y hemos puesto en práctica la técnica del linóleo y la de la gelatina para la impresión de dibujos.
Il y a longtemps que je veux vous envoyer des photos et des textes des "secondes journées de l'école Benaiges de Banuelos de Bureba", qui se sont déroulées les 20 et 21 mai. Pendant ces journées nous nous sommes souvenus du maître Renaiges, nous avons discuté du futur de notre pédagogie et nous avons mis en pratique la technique de la linogravure et de la gélatine (?) pour l'impression des dessins.

Las Jornadas se han clausurado con el homenaje de la Federación Internacional de Movimientos de Escuela Moderna al maestro, colocando un cuadro en la pared de la escuela, El texto fue impreso en un taller de Madrid, "Asociación Cultural Familia Plómez", que utiliza la imprenta tradicional y que nos lo han hecho gratis. Dijeron sentirse muy honrados de poder hacerlo porque ya conocían la historia del maestro Benaiges. 

Les journées se sont terminées par un hommage de la FIMEM au maître, avec la pose  d'une plaque sur le mur de l'école. Le texte a été imprimédans un atelier de Madrid "Association cultureal Familia Plomez", qui utilise l'imprimerie traditionnelle et qui l'ont fait gratuitement. Ils nous ont dit être très honorés de pouvoir le fair car ils connaissaient déjà l'histoire du maître Benaiges.
 
Podéis saber más en:
Pour en savoir plus :

http://www.familiaplomez.com/la-familia/

https://www.facebook.com/FamiliaPlomez/

Yo hablé en nombre de la FIMEM, os envío mis palabras traducidas al francés por Babeth.
J'ai parlé au nom de la Fimem, et je vous envoie la tradution de mon texte en français par Babeth (texte en-dessous)
Por otra parte, el MCEP ha editado un libro con las memorias de Pedro Morán, un niño de la guerra española exiliado en Francia y acogido por Elise y Célestin Freinet en Vance. Babeth y yo hemos escrito el informe para "Les Amis de Freinet", cuando ella lo traduzca al francés, os lo enviará.
D'autre part, le MCEP a édité un livre avec les souvenirs de Pedro Moran, un enfant de la guerre d'Espagne, exilé en France et recueilli par Elise et Célestin Freinet à Vence.Babeth et moi  en avons écrit la présentation pour les Amis de Freient. Je vous l'enverrai quand elle sera traduite en français.

Pilar

 

 

 

“Paroles au nom de la FIMEM” (Traduction faite par Elisabeth Barrios)

    En 1934 arriva dans cette école de Bañuelos de Bureba un instituteur mu par la conviction que l'éducation pouvait transformer une Espagne pauvre, analphabète et soumise, en un pays de citoyennes et de citoyens libres. Ce maître d'école, militant de la pédagogie Freinet rêvait d'un monde nouveau, plus juste et plus humain. Comme Freinet il pensait que l'école faisait  partie de la vie, que les désirs ardents de la société ne pouvaient être laissés à la porte de l'école.

     Antonio Benaiges pratiquait la démocratie dans sa classe et donnait la parole aux élèves. Sa conviction était que l'imprimante, le gramophone, la radio, le cinéma... étaient des outils qu'il fallait mettre au service de la libre expression des enfants. Dans la revue Collaboration No 14 de mai 1936 il manifeste son enthousiasme pour les petits journaux scolaires réalisés dans sa classe avec l'imprimerie. Beaucoup de camarades connaissent notre livret spécial « La Mer ».La vision d'enfants qui jamais ne l'ont vue. On nous a dit que ce livret est un vrai poème. En effet. C'est un poème. Il semble incroyable que les enfants puissent dire des choses si belles, si belles...Nous, et nous seuls, avec « notre technique »savons extirper de l'enfant cette beauté et en faire du travail. Ou vice-versa. Nous savons extirper de lui, d'elle, ce travail et en faire de la beauté.

     Mais ce maître d'école qui avait promis à des garçons et à des filles de sa classe de les emmener à la rencontre de la mer ne put jamais tenir sa promesse car il fut arrêté parles troupes franquistes, fusillé et enseveli dans une fosse commune en juillet 1936, alors qu'il avait à peine 36 ans.

     Bien que son ami Patricio Redondo, exilé au Mexique, et qui créa une école Freinet à San Andrés Tuxla, ait gardé vivant le souvenir de Benaiges, nous n'avons pas retrouvé la trace de ce dernier avant 2010, trois quarts de siècle après sa disparition, lorsque fut exhumé son cadavre.

      Antonio Benaiges était membre de la « Coopérative espagnole de la Technique Freinet ». La fondation de coopératives d'enseignants dans divers pays constitua le premier réseau de diffusion à travers le monde de notre pédagogie, la pédagogie de l'Ecole Moderne qui est par essence internationale. En 1957 naquit la Fédération Internationale des Mouvements de l'Ecole Moderne (FIMEM), constituée des Mouvements qui défendent la pédagogie populaire et l'éducation coopérative dans le monde entier.

     Dans le cadre de la Rencontre Internationale Des Educateurs Freinet qui eut lieu à León (Espagne) en 2012 fut organisée l'exposition photographique «En déterrant le silence», du photographe Sergi Bernal sur l'exhumation des restes trouvés dans la fosse commune dans laquelle était enterré le maître d'école Benaiges. Cette exposition démontra pour la première fois que la Fédération Internationale des Mouvements de l'Ecole Moderne reconnaissait l'œuvre sociale et pédagogique de l'instituteur assassiné par le fascisme.

     Désireuse d'honorer sa mémoire, la FIMEM décida, au cours de son Assemblée Générale du 27 juillet 2014, à Reggio nell' Emilia (Italie), de concrétiser son hommage en apposant une plaque commémorative dans son école de Banñelos de Bureba, d'adhérer en outre, en tant que Fédération, à l'Association «Ecole Benaiges de Bañuelos de Bureba-Espagne» et de créer également une bourse de formation « Antonio Benaiges » destinée à de jeunes enseignants ou enseignantes du monde entier.

     Nous sommes ici aujourd'hui pour remplir la mission à nous confiée par l'Assemblée de la FIMEM, en apposant sur le mur de cette école restaurée un texte émouvant que Patricio Redondo  écrivit lorsqu'il eut connaissance de la mort de son ami.

"… Et nous chercherons dans les montagnes d’Oca le lieu où ils ont mis ton corps criblé, nous arracherons un morceau et mettrons à lui une caisse avec une presse métallique Freinet, une police maternelle future et un exemplaire de "La mer". Si nous ne trouvons pas l'endroit précis nous le ferons dans le sommet, au plus haut sommet des montagnes, en plantant comme un drapeau, la pierre éternelle qu'il dit : "Cette terre n'est pas déjà terre, parce que c'est chair et sang de Maître". Que quand le temps passera, les années et les siècles, puissent les hommes qui nous suivent une vie se trouve là, encore vivante et en vivant, un exemple qui leur dit que toujours là il est dans un pied, dressé, debout avec le front débarrassée, en donnant pleinement le visage à l'air, un homme, un Maître".

     Nous formons un espoir: que le souvenir d'un maître d'école qui vécut sa vie avec sincérité, la consacrant aux autres, reste dans nos mémoires et nous serve d'exemple pour continuer sur le chemin qu'il a tracé.

Bañuelos de Bureba, le 21 mai 2017

Par la Fédération Internationale de Mouvements de l'École Moderne

Pilar Fontevedra Carreira

 

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